Festival Source: Gemma Hayes, Sébastien
Tellier, Rob, Kings of Convenience, Turin Brakes (Paris, La Cigale,
15/05/01) (2/3)

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Rob, correctement entourée de son groupe et
surtout de ses deux guitar-heroes aux doigts élastiques, balance à
nouveau sa soupe néo-progressive qui contraste avec la légèreté d'une
grande majorité des titres de l'album. Marrant un temps, et en tout cas
plus accompli musicalement que les camarades de Pheonix, dont il se
rapproche indéniablement en live: une tendance commune à "en foutre
plein partout". Après XX, le nauséeux Running for the Gold,
il assure lui-même le chant sur Powerglove et termine sur une
bonne version longue de Don't Kill.
Attention contraste, les gentils Kings of Convenience prennent le
relais et sont une fois de plus à la hauteur, forçant même l'admiration
des gens de Phoenix (mais pas celle de Nicolas Godin qui préfère aller
grossir le rang des papoteurs près de l'entrée backstage). Et il n'y a
pas que le single Toxic Girl qui récolte des salves
d'applaudissements, visiblement la salle est sous le charme de ces
vibrations estudiantines, s'exprimant toujours sur scène de manière
strictement acoustique. Le binôme fait beaucoup d'infidélités à l'album
(Quiet is the New Loud).
Dûment accompagné par son comparse, Erlend se fendra par exemple d'une
reprise du Glory Box de Portishead
dont les derniers mots, "I just wanna be a woman", provoque dans le
contexte une certaine hilarité. Le grand échalas y répondra par les
mots suivantes: "We really love Portishead, it's a shame they have a
female vocalist". Le show plus court que prévu se termine par quelques
pas de danse, correctement maniérés, avec une fan .
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